Pendentif Mafia Douce Critique Essay

En octobre le blog avait pris des couleurs francophones, parmi les groupes que nous rêvions d'interviewer se trouvait Pendentif.On est donc SUPER HEUREUX d'accueillir dans ces pages le groupe bordelais qui avait réalisé un de nos EP favoris en 2011.


Pouvez-vous nous présenter Pendentif ?
Pendentif est un groupe de pop française qui existe depuis 2010, on a sorti un EP en 2011 et enchaîné une cinquantaine de concerts.

Comment est né le groupe ? 

On est surtout une bande de potes, on s'est retrouvés sur ce projet à un moment où certains d'entre nous avaient arrêté leur précédent groupe. On a proposé à Cindy qui n'avait jamais chanté de venir faire des essais sur une chanson que l'on avait composée sans but précis, et on a tout de suite été impressionnés par la façon dont sa voix collait et révélait l'univers de celle ci, le morceau s'appelait pendentif, le groupe était né.

Présentez nous les membres de Pendentif 

Cindy (chant), Benoit (guitare/chant), Mathieu (basse/choeurs), Ariel (clavier/guitare/chant), Jonathan (batterie/choeurs).
 

Êtes-vous dans d'autres formations en parallèle ?
Oui, Mathieu et Benoit jouent dans Middle Class, influencé par l'indé 90's de Yo La Tengo aux Pixies, Jonathan joue dans un projet qui s'appelle Gatha avec également une chanteuse et Ariel prépare secrètement un nouveau groupe.





Vous avez sorti votre premier EP en 2011 sur le label La Bulle Sonore
 

Comment avez vous enregistré ces 4 titres ?

Ce premier Ep a été enregistré à la maison dans nos chambres et nos salons respectifs, on a tout fait nous même, de la production à la conception visuelle.
 

Quels ont été les retours sur ce disque ?

C'est Renaud de la Bulle Sonore qui s'est chargé de la promotion de ce EP sur le net et on a eu d'excellents retours sur les blog spécialisés en France, et un peu partout en Europe, cela nous à permis d'aller au Printemps de Bourges, de trouver un éditeur, de lancer vraiment le groupe donc...
 

Le sortir en vinyle représente-t-il quelque chose de particulier pour vous ?

On est contents d’avoir commencé la discographie du groupe  avec un vinyle. L'objet correspond bien au travail artisanal qui a été fait sur ces premières chansons, il y a une spontanéité et une fraicheur et le format a permis de mettre en avant les visuels et de poser l'univers du groupe. On l'a produit à 500 exemplaires qui se sont bien écoulés et dans quelques temps il aura ce petit coté collector qu'on aime tant lorsqu’on possède le premier vinyle d'un de ses groupes préférés.




Cet été vous avez publié Jerricane
 

Un mot sur le clip ?

Là aussi c'est un objet artisanal, On a fait ce clip en petit comité avec un photographe (Steven Monteau), il est venu avec son Canon 5D et un réflecteur, il avait repéré quelques lieux dans la banlieue bordelaise via GoogleEarth.
Ce qui est marrant dans ce clip c'est qu'il y'a une ambiance très plage alors que tout a été réalisé dans des anciennes carrières en périphérie de l'aéroport et une usine chimique désaffectée. Nous avions fait une listes d'accessoires récupérés chez nous, acheté quelques pétards, et les actions ont été définies de manière instinctive en arrivant sur les lieux. Cela nous correspond bien car on a grandi dans des quartiers périurbains où tu te construis ton univers, ton terrain de jeu avec les moyens du bord. A l'époque on
transformait le centre commercial du coin en skatepark, là on  s'est servi de ces lieux pour mettre en scène notre musique. Ce morceau part d'un jeu de mot peu bête "le sahara ça sert à rien" qui est un pied de nez aux groupes de pop qui jouent beaucoup avec l'univers du désert pour donner de la profondeur à leur musique, et en effet pas besoin de prendre l'avion pour aller au Maroc, en resserrant un peu le cadre derrière l'aéroport on y était déjà.
 

Comment s'est déroulé l'enregistrement ?
Jerricanne a été enregistré dans un studio près de bordeaux donc de manière un peu plus professionnelle, et aussi plus live car sur le 1er EP tout avait été fait sur ordinateur notamment les batteries.
Nous avons travaillé avec un réalisateur qui s'appelle Antoine Gaillet et cette session était également un test pour savoir si ça collerait avec lui pour la réalisation de notre prochaine de l'album.
Nous avons eu un très bon feeling, il a travaillé notamment avec M83, Herman Düne ou François and the Atlas Mountain pour les groupe que nous aimons et donc cela correspond bien à ce que notre musique.
 

Avez-vous enregistré d'autres titres à cette occasion ?

Oui, nous avons surtout enregistré des titres qui était sur le 1er Ep notamment "Pendentif" dont la nouvelle version nous a vraiment plu, avec un coté plus électro et Riviera  qui par contre n'a pas bien passé cette étape live car elle perdait en fraicheur, ce premier enregistrement nous a permis de comprendre que chaque morceau devait être réalisé de manière différente, et que pour certains il ne fallait pas trop s'éloigner de la conception de départ c'est à dire ce coté "bricolé" qui était la marque de fabrique du premier EP.

Quelle évolution voyez-vous entre Riviera et Jerricane ?

Au niveau de la production Jerricane est plus musclée car elle est passée entre les main d'Antoine Gailet, sinon ce sont deux morceaux qui sont dans la même veine.

Vous avez enregistré il y a quelques semaines votre premier album

 

Comment s'est déroulé l'enregistrement ?

On s'est enfermé pendant 15 jours avec Antoine Gaillet dans ce même studio, à la campagne, on a pris le temps d'expérimenter pas mal de choses, enregistré de nouveaux morceaux jamais joués sur scène.
Certains ont même été terminés pendant la session (écriture, arrangements),  on est allé vers des choses plus électro, groovy, basé sur la basse, (sur certaines songs, on est moins dans un enthousiasme collectif : certaines ont été écrites pour la chanteuse (aspect plus sexy)
On a travaillé dans une ambiance détendue avec un gros rythme de travail tout de même…  

Avez-vous déjà une date de sortie ?

non, pas de date exacte, mais il sortira courant 2013
 

Vous venez de Bordeaux, comment y est la scène ?

la scène y est assez dynamique, beaucoup de groupes font parler d'eux en ce moment.

Vous sentez-vous proches d'autres formations (françaises ou non) ?

On a fait quelques dates avec les Cracbooms, François & the atlas mountain, Petit Fantôme , ce sont des groupes qu'on apprécie particulièrement.
 

Est-ce que chanter en français est important pour vous ?

C'est une évidence, nos groupes précédent étaient également en français. On aime bien le chalenge que ça représente car c'est un peu plus difficile à faire sonner. Mais on apprécie pas une chanson pour la langue dans laquelle elle est chantée mais pour l'émotion, le groove et l'enthousiasme qu'elle procure.

Comment écrivez-vous les textes ?
On part de la musique, c'est elle qui va guider les mélodies de chant, on shoot à l'instinct un yaourth en franglais. Quelques mots apparaissent d'eux même et ce sont eux qui vont guider le reste du texte, il faut que ça coule, que ça soit naturel, il ne faut pas que l'auditeur se sente enfermé par les mots comme quand on écoute une song en anglais. Les textes doivent permettre de se laisser aller au groove et de se créer sa propre histoire.

Certains thèmes vous tiennent-ils à cœur ? 

Comme je te le disais on ne choisit pas forcément de thème c'est la musique que l'on produit qui va les révéler.
Sur le nouvel album il y aura une chanson qui s'appelle "Panache" et qui parle d'une free party organisée sous un autoroute à laquelle on a participé la nuit de l'éclipse solaire de 1999, ambiance, dansons une dernière fois avant la fin du monde…
"Ondine" une sorte de funk froide qui aux dire de nos amis fait penser musicalement à Gainsbourg période "Lemon Incest" et "You're Under Arrest", une fille tue son mec pour que leur amour dure à jamais, un classique romantique.
Une chanson dansante "pas encore de titre…" écrite spécialement pour Cindy, où il est question d'un mec qui la désire mais qui n'arrivera jamais à l'avoir.
Et aussi la "Mafia douce", celle qui te taxe par petite touche, on en dira pas plus.
Nous n'avons  pas encore de titre pour l'album mais ça parlera, de nuits, de danse, de rues et d'amour.

Et vos influences musicales ?

En ce moment on écoute plein de choses  : Mac Demarco, Beach House, Tennis, Grizzly Bear, Hot Chip, The Bewitched Hands, Kindness, Damien, Arnaud Fleurent Didier, Mathieu Boogaerts, Lafayette, Paradis, Arne Vizon, Pavement, Toro y Moi, Real Estate, etc.
 

Vos prochaines dates de concert ?

Le mois prochain on joue dans un tout petit club à Bordeaux (50 places) et cinq jours plus tard on joue à l’Olympia (NDR: avec la Grande Sophie le 23 novembre dernier) ! 

Pendentif sera également à l'affiche d'une soirée gratuite à la Flèche d'Or ce jeudi 29 novembre.


Le billet de JPROCK :

Alors que la Place des Palais draine les amateurs de rap avec en têtes d’affiche Patrice et IAM et que le Mont des Arts se prépare ce soir à faire la fête à Axelle Red, c’est un public plus ciblé qui se dirige vers le Magic Mirrors pour la soirée Radio Rectangle avec les Panties, Pendentif et Wrangler.
Ici on célèbre le son post punk, la new wave et la musique électronique.


Et c’est  Les Panties qui ont l'honneur d' ouvrir les hostilités devant un public qui au fur et à mesure de l’avancée de leur set va se faire de plus en plus nombreux.
Les Panties, c’est Paul Norman à la basse, Hugo Fernandez à la batterie , Seb Decupère à la guitare, et au chant et au charme, la craquante Sophie Frison.
Le band s’est adjoint aussi en live les services d’une claviériste, Sarah Boom.
D’emblée on est conquis par ces titres tendance post punk auxquels s’ajoute une touche plus moderne et hypnotique. Et à l’écoute des Panties, notre esprit se charge de références et on pense à quelques grands noms comme le Velvet Underground et Nico, à Suicide, à Joy Division ou The Cure.
Penchée sur son pied de micro, Sophie en chemise jeans et panties sexy attire tous les regards et sa voix tantôt grave, tantôt flirtant avec les aigus, se montre envoûtante.
L’ombre de Siouxsie n’est pas loin, celle de Rachel Goswell la chanteuse de Slowdive non plus.

Avec des titres impeccables comme « Factory" , « DSK", « Porkshop", "L’Arrivée ", "White Tiger" et « Ghost", le combo bruxellois a tout pour établir une réputation qui se traduit déjà aujourd’hui par un joli noyau de fans inconditionnels.
Les Panties sont un joli écrin qui réchauffe et enveloppe nos âmes comme le bas de soie le galbe d’une jambe de jolie femme.
Un plaisir exquis qui ne se refuse pas…


A peine le temps d’aller se désaltérer et voici Pendentif from France, dont c’est le premier concert sur nos terres.
Sur scène, quatre musiciens, Benoit Lambin à la guitare , Mathieu Vincent à la basse , Jonathan Lamarque à la batterie , Ariel Tintar aux claviers et guitares et au chant la jolie Julia. 

Dès le premier titre on sait qu’avec Pendentif le set va être festif.
Les titres sont accrocheurs, les paroles légères ( le groupe est d'ailleurs fan de Jacques Duvall ), les basses rebondies et les guitares acidulées.
Perle pop electro, le quintette assure le show avec brio et Julia virevoltante et souriante nous fait penser à Lio ou à Muriel Moreno de Niagara.
Musicalement on n’est pas loin d’ Elli et Jacno , de Superbus ou de The Drums avec des accents indochiniens ( sic !)
Bref on ne s’ennuie pas un instant avec ce vent de fraîcheur venu de Bordeaux et ses mélodies légères pop rock. Leur premier album "Mafia Douce" est une réussite et le groupe planche actuellement sur son successeur.
On se balade sur la « Riviera", on fait le plein avec « Jerricane », on évoque « La Nuit Dernière « et Julia implore « Embrasse Moi «.

Dans la salle l’ambiance est montée d’un ton, la température aussi, et le public participe à la fête.
Guillerette, fraîche et sexy la pop de Pendentif se déguste comme un bonbon à la menthe.
Miam !


Changement de genre pour terminer la soirée avec Wrangler.
Le nouveau projet de Stephen Mallinder (ex Cabaret Voltaire) en association avec Phil Winter, de Tunng, et Benge, lorgne vers l’electro dance et les percus mêlées à des sons issus de l’ère dorée de l’analog electronic music.
Une musique électro qui s’adresse tant aux dancefloors qu’à un public plus underground en quête de sensations auditives avant-gardistes et étonnantes.
Le band reçoit un excellent accueil du public même si leur style plus statique et froid tranche avec les prestations plus humaines des deux formations qui les ont précédés.


Il est 23h40 et le public quitte le Magic Mirrors.
La soirée fut une réussite et si l’année prochaine Radio Rectangle remet le couvert dans le cadre du Brussels Summer Festival, on ne pourra que s’en réjouir.


Texte et photos : Jean-Pierre VANDERLINDEN aka JPROCK

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